Où il est question de grec ancien, de latin, de Pères de l'Église, de peinture (Guermaz, Colette Dubuc), de sculpture (Auliac, Manoli), d'œcuménisme ...et même de réactions à l'actualité
... que scandalise l'image en une de Charlie du 14 janvier
Cela me peine que vous vous sentiez agressés par cette image, que vous croyiez que le Prophète y a été ridiculisé. Car il est toujours pénible de penser que des gens souffrent, même si en fait leur souffrance n'a pas de raison véritable.
Car enfin, cette image, l'avez vous regardée ? Avez-vous cherché ce qu'elle dit de Mahomet ? Elle dit de lui qu'il est un homme de pardon, porté à pardonner les offenses qui, éventuellement, lui ont été faites (« Tout est pardonné »). Elle dit de lui qu'il est un homme de compassion (la larme qui coule sur sa joue), qui pleure sur les victimes des attentats et sur tous les morts de ces journées, et probablement aussi qui pleure sur la bêtise de ceux qui ont déformé son message pour en faire un message de mort et de meurtre. Elle dit de lui que, quels que soient les différends qui ont pu intervenir entre eux, il se veut solidaire des victimes des tueurs (« Je suis Charlie »). Qu'y a-t-il là qui soit une offense ? Cette image ne dit du Prophète que du bien, comme vous pourrez vous en convaincre en la voyant ci-dessous..
Ceux qui tentent de vous persuader qu'on s'attaque là au Prophète, à l'islam, à vous-mêmes, ceux-là vous mentent. Que cherchent-ils ? À dresser les français les uns contre les autres ? À dresser les nations à majorité musulmane contre la France ? À ameuter les musulmans contre les églises chrétiennes, comme cela vient de se produire au Niger ? C'est criminel.
À moins qu'ils ne s'abusent eux-mêmes, faute d'avoir fait l'effort de lire vraiment l'image.
Michel POIRIER
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Cette lettre, je l'ai écrite. Elle peut maintenant m'échapper. Elle peut être diffusée sans modération. Surtout auprès des musulmans que chacun de mes lecteurs peut connaître, qu'il les fréquente un peu ou beaucoup. C'est vraiment trop bête que des gens souffrent de ce qui ne devrait pas les faire souffrir.